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Le détecteur de MAX est optimisé
pour prendre en compte l'avantage déterminant d'un faisceau concentré
de photons gamma, provenant d'une direction bien connue. Il sera constitué
d'un détecteur semiconducteur pixelisé
d'une résolution spatiale de l'ordre du millimètre, permettant
de suivre la tache focale lors des excursions du satellite détecteur,
de résoudre l'image dans le plan focal, et de mesurer la polarisation
en déterminant la distribution azimutale des diffusions Compton
des photons. Les technologies existantes des détecteurs Germanium
"strippés" (Eurisys-Canberra, Strasbourg) et des mosaïques
de CdZnTe de grande épaisseur à anode segmentée (CEA
Saclay) conviennent parfaitement aux exigences de localisation et présentent
une bonne efficacité de détection. Les exigences en poids
sont de l'ordre de 30 kg, la puissance requise est inférieur à
40 W, et le flux de données est d'env. 5 kbit/s. L'option détecteur
Ge demande un radiateur passif, et/ou une machine cryogénique pour
refroidir le détecteur à 85 K.
Les performances présentées
ici ont été calculées pour le cas d'un détecteur
proposé par Eurisys-Canberra : une pile de quatre détecteurs
Ge planars, d'une dimension de 8x8x2 cm chacun, pourvus de pistes segmentées
de 2 mm de large, orthogonaux sur les deux surfaces larges. Combinées
avec une électronique rapide, les pistes permettent la reconstruction
en trois dimensions avec une précision de < 2 mm près.
Le détecteur est monté sur une structure
légère et rigide au dessus du satellite, et équipé
d'un système d'anticoincidence minimal (dôme: scintillateur
plastique; base: simple BGO entre satellite et détecteur). Le bruit
de fond déjà faible sera réduit de manière
drastique par la reconstruction de la direction d'arrivée des photons
(95 % des photons à 511 keV, 99 % à 847 keV interagissent
par effet Compton).
mise à jour : mars 2004
questions et commentaires :Peter
von Ballmoos
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